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Le PMI français est tombé sous la ligne d’expansion pour tous les secteurs, la valeur préliminaire du PMI composite de la zone euro pour le mois d’octobre a baissé à 51,9, inférieure aux attentes

Le PMI français est tombé sous la ligne d’expansion pour tous les secteurs, la valeur préliminaire du PMI composite de la zone euro pour le mois d’octobre a baissé à 51,9, inférieure aux attentes

华尔街见闻华尔街见闻2026/10/23 13:47
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Par:华尔街见闻

En raison des inquiétudes concernant la situation budgétaire et politique de la France, son PMI composite pour octobre est tombé à 48,4, entrant en zone de contraction ; bien que l'Allemagne reste en expansion, la croissance ralentit, faisant baisser le PMI composite de la zone euro à 51,9. La vente massive des obligations d'État françaises et l'inflation élevée accentuent les craintes d’un durcissement des conditions financières, et le marché anticipe généralement une prochaine pause dans la hausse des taux d'intérêt par la Banque centrale européenne.

L'économie française s'est contractée de manière inattendue, entraînant un ralentissement de la croissance de l'activité commerciale de la zone euro en octobre, supérieur aux prévisions, ce qui a simultanément intensifié les inquiétudes du marché quant à la stabilité budgétaire et à la résilience de la croissance de la zone euro.

L'indice PMI composite provisoire de la France pour octobre a chuté brusquement à 48,4, passant sous le seuil critique de 50, bien en dessous des prévisions de Bloomberg qui tablaient sur 50,3, contre une valeur finale de 51,1 en septembre. Les secteurs des services et de la fabrication se contractent tous deux, exerçant une pression généralisée. L'indice PMI composite provisoire de la zone euro est ainsi tombé à 51,9 en octobre, en deçà des attentes de Bloomberg à 52,7, contre 53,1 en septembre. Bien que le PMI composite de l'Allemagne soit resté dans la zone d’expansion pour le quatrième mois consécutif à 52,8, il reste toutefois sous les attentes.

Le rendement des obligations d'État françaises de référence a atteint 5 % cette semaine, un niveau jamais vu depuis 2002, l'écart de taux France-Allemagne s'est élargi à environ 175 points de base, le plus large depuis 2011. Le responsable de l'investissement à revenu fixe de Franklin Templeton a averti que si la vente d'obligations françaises dégénérait en une crise de la dette de la zone euro, elle pourrait être plus intense que celle survenue il y a plus de dix ans.

Le PMI français est tombé sous la ligne d’expansion pour tous les secteurs, la valeur préliminaire du PMI composite de la zone euro pour le mois d’octobre a baissé à 51,9, inférieure aux attentes image 0

France : Composite, secteurs des services et de la fabrication tous sous la barre des 50

L'indice PMI composite provisoire de la France pour octobre est de 48,4, contre 51,1 en septembre. Le PMI des services s’établit à 48,4 et celui de la fabrication à 49,3, les deux sous-indices et l'indice composite étant inférieurs à 50. Bloomberg rapporte que les préoccupations budgétaires françaises ont déclenché une vente d'obligations souveraines, et que des protestations et des troubles ont également eu lieu dans le pays.

Joe Hayes, économiste chez S&P Global Market Intelligence, a déclaré que le rebond de septembre s'est avéré éphémère et qu'il n'est pas surprenant que les conditions financières se soient resserrées rapidement et que la pression politique ait augmenté davantage. Les ventes du secteur privé ont diminué à leur rythme le plus rapide depuis mai, ce qui s'est immédiatement traduit par une baisse des activités d'achat et d'investissement.

Hayes estime que les chiffres d'octobre pourraient n’être qu’un prélude. L’indicateur de sentiment des entreprises quant aux perspectives des douze prochains mois est tombé à son plus bas niveau depuis six ans et demi, reflétant une incertitude élevée à l’approche de l’élection présidentielle de 2027 et des inquiétudes concernant la situation budgétaire.

Allemagne : Quatrième mois consécutif d'expansion, mais croissance ralentie

L'indice PMI composite provisoire de l'Allemagne pour octobre est de 52,8, contre 53,8 en septembre ; l'enquête Reuters prévoyait 53,3, celle de Bloomberg 53,4. Cet indice reste donc dans la zone d'expansion pour le quatrième mois consécutif mais en deçà des prévisions.

  • Fabrication : le PMI atteint un sommet de deux mois à 54,2, contre 53,9 le mois précédent ; la production des usines continue de croître fortement. Toutefois, la croissance des commandes industrielles ralentit à son plus bas niveau en trois mois, restant soutenue par les exportations.
  • Services : le PMI s’établit à 51,7, contre 52,9 précédemment, marquant une deuxième expansion mensuelle consécutive mais d’une ampleur modérée. La demande dans les services stagne, car les clients reportent leurs décisions et resserrent leurs budgets.
  • Globalement : les nouvelles affaires du secteur privé n’augmentent que légèrement. L’inflation des prix facturés pour les biens et services tombe à son plus bas niveau en sept mois, bien qu’elle reste nettement supérieure à la moyenne de long terme.

Phil Smith, économiste chez S&P Global Market Intelligence, a indiqué que les résultats montrent de façon encourageante que l’activité commerciale en Allemagne reste sur une trajectoire ascendante, mais que le ralentissement de la croissance souligne que la reprise de la plus grande économie de la zone euro reste fragile.

Les entreprises demeurent globalement optimistes quant à la production pour les douze prochains mois, la confiance du secteur des services atteignant son plus haut niveau depuis février, alors que les attentes des industriels tombent à leur niveau le plus bas depuis juillet, en raison des préoccupations concernant la hausse des coûts de production.

Zone euro : le secteur des services français pèse sur la croissance

L'indice PMI composite provisoire de la zone euro pour octobre est de 51,9, contre 53,1 en septembre, restant nettement au-dessus de 50. Selon Bloomberg, le ralentissement du secteur privé dépasse les attentes, la France affichant des résultats inférieurs aux prévisions tandis que le secteur manufacturier allemand surpasse les attentes.

Chris Williamson, chef économiste des affaires chez S&P Global Market Intelligence, a indiqué que le principal frein à la croissance vient d'une nouvelle contraction de l'activité des services en France, ce qui pourrait être lié à des grèves et des troubles perturbant l'économie locale. Il a également souligné que l’activité du mois d’octobre dans la région constitue « l’une des meilleures performances des trois dernières années ».

Selon Bloomberg, l'économie de la zone euro a fait preuve de résilience face à la guerre impliquant l'Iran et au choc des prix de l'énergie qui s'en est suivi. Mais certains craignent qu’en cas de conflit prolongé au Moyen-Orient et d’une hausse brutale des rendements obligataires, l’activité économique soit freinée.

Pressions sur le marché obligataire et trajectoire de la BCE

Selon Bloomberg, le rendement des obligations d'État françaises de référence a atteint 5 % cette semaine, un sommet depuis 2002. L’écart France-Allemagne s’est élargi à près de 175 points de base, le plus élevé depuis 2011. La hausse des prix de l’énergie renforce les craintes du marché concernant les perspectives budgétaires françaises, le pays devant faire face à un lourd déficit budgétaire et à une croissance atone.

Le responsable de l’investissement à revenu fixe de Franklin Templeton a averti mercredi qu’une vente accrue des obligations françaises pourrait, si elle évolue vers une nouvelle crise de la dette de la zone euro, être pire que celle d’il y a plus de dix ans.

Sur le plan des politiques, la Banque centrale européenne (BCE) a procédé à deux hausses de taux, car l’inflation reste supérieure à son objectif, et a indiqué qu’elle pourrait encore resserrer sa politique. Les responsables sont largement attendus pour maintenir les coûts d’emprunt inchangés la semaine prochaine.

David Powell, économiste principal de la zone euro, estime que le PMI composite montre le début d'un affaiblissement de l'économie sous l’effet de prix des biens plus élevés et de conditions financières plus strictes. Selon lui, cela rend presque certain le statu quo de la BCE en octobre, avant une dernière hausse des taux en décembre marquant la fin du cycle de resserrement.

Williamson souligne que les coûts d’achat ont à nouveau fortement augmenté, ce qui pousse les entreprises à relever leurs prix pour protéger leurs marges. Cette combinaison de « croissance continue et d’une inflation obstinément élevée » pourrait accentuer les spéculations du marché sur un resserrement plus agressif de la BCE. Il indique que les coûts d’emprunt plus élevés commencent déjà à avoir un effet visible en pesant sur la demande.

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Avertissement : le contenu de cet article reflète uniquement le point de vue de l'auteur et ne représente en aucun cas la plateforme. Cet article n'est pas destiné à servir de référence pour prendre des décisions d'investissement.

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