Analyse du marché de l’or par Everbright Futures le 7 septembre : Les attentes de relèvement des taux d’intérêt repartent à la hausse, faut-il encore conserver l’or ?
La semaine dernière, les métaux précieux ont évolué dans un contexte de résilience de l'économie américaine, d'inquiétudes inflationnistes liées à la flambée des prix du pétrole, et d'attentes de hausse des taux renforcées par un rapport sur l'emploi non agricole meilleur que prévu. Selon les données du CME, les anticipations de relèvement des taux continuent d’augmenter. Si le FOMC relevait effectivement les taux en septembre, cela marquerait un renversement fondamental de l’orientation politique accommodante en place depuis 2024. Cependant, le marché estime à un peu plus de 60 % la probabilité d’une hausse en septembre, ce qui signifie que le relèvement n’est pas totalement intégré, ou que le marché hésite à le « surintégrer ». Cette prudence s'explique probablement par le fait que la hausse des taux ne résoudrait pas le problème du prix élevé du pétrole causé par les tensions géopolitiques, d’autant que la question de la dette américaine pèse également sur la décision. Ainsi, bien que les conditions n’aient pas été favorables à l’or la semaine dernière, la tendance à la reprise de l’or n’est pas totalement terminée. Dans l’ensemble, la réunion de septembre de la Réserve fédérale est entourée d'une grande incertitude ; l’or pourrait accorder une attention accrue à la performance de l’économie américaine et aux données sur l’inflation, avec une évolution des prix susceptible d’être volatile. Une allocation souple, pensée en termes de fourchette de fluctuation, est recommandée.
La semaine dernière, de nombreux indicateurs économiques américains ont été publiés, montrant une situation contrastée avec « un ralentissement de l’expansion manufacturière et une vigueur inattendue de l’emploi ». L’indice PMI manufacturier final de S&P Global pour août s’est établi à 53,4, l’ISM manufacturier à 54,6, en dessous des attentes (55,2) et du chiffre précédent (55,6), mais cela fait déjà huit mois consécutifs que l’indice reste en zone d’expansion. Du côté de l’emploi, les offres d’emploi JOLTS sont montées à 7,27 millions, alors que les créations d’emplois ADP n’ont augmenté que de 38 000, le plus faible résultat depuis janvier. Toutefois, le chiffre de l’emploi non agricole d’août, publié vendredi soir, s’est élevé à 162 000, largement supérieur aux attentes du marché (55 000), et constitue le deuxième meilleur chiffre mensuel de l’année ; juin a été révisé de 20 000 à 31 000, et juillet de -23 000 à +21 000. Le taux de chômage reste stable à 4,1 % et le salaire horaire moyen a progressé de 0,3 % sur un mois. Le Beige Book de la Réserve fédérale indique une croissance modérée, avec 10 des 12 districts en expansion. Après la publication des données, les rendements des bons du Trésor américain ont grimpé, celui à 10 ans atteignant environ 4,8 %, et la probabilité anticipée par le marché pour une hausse de taux de 25 points de base en septembre est remontée à près de 60 %.
Sur le plan géopolitique, le risque d'escalade du conflit entre les États-Unis et l'Iran s'est accru la semaine dernière, avec des échanges d'accusations de part et d'autre. Le Parlement iranien a clairement affirmé que le détroit d'Hormuz ne serait pas ouvert sans l’accord de l’Iran ; la vice-présidente américaine Wenz a déclaré que tant que les attaques contre les navires se poursuivraient, les États-Unis ne négocieraient pas avec l’Iran. Le 5 septembre, l’armée américaine a, pour la première fois, frappé trois pétroliers iraniens en navigation, marquant le passage du ciblage d’infrastructures à celui des routes de transport ; le Corps des Gardiens de la révolution iraniens a aussitôt lancé des missiles balistiques contre un porte-avions et des destroyers américains. Actuellement, le nombre de navires transitant par le détroit d’Hormuz reste à un niveau bas.
Auteur : Li Qi
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Éditeur responsable : Zhu He Nan

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